Innovation surf : 3 cas du paradoxe du surfeur

L’industrie du surf est révolutionnée dans les années 50 par l’arrivée de multiples moyens d’innovation surf. Ce paradoxe historique se situe sur la fabrication des planches de surf. À cette époque, les shapers utilisèrent des matériaux très nocifs tels que le polyuréthane, alliages composites, fibre de verre, résines polyester dans la constitution des différents modèles de planches. Autrement dit, un véritable cocktail explosif de matières polluantes non-recyclables et toxiques pour le milieu marin aux antipodes des convictions environnementales des surfeurs. Ce procédé s’est normalisé au fil des années, pour devenir la norme dans le monde du surf.

Partant du postulat que chaque surfeur a une conscience environnementale particulièrement prononcée due à la dépendance des éléments naturels. Il semble logique que la culture surf soit foncièrement une culture éco-responsable. Il y a donc un décalage entre la toxicité des matériaux utilisés dans le processus de fabrication et les valeurs profondes de cette discipline.

Aloha surf camp Maroc souhaite te sensibiliser par rapport à cette problématique et t’informer sur les alternatives envisageables pour des planches de surf éco-responsable afin d’être en adéquation avec la vision et les valeurs du surf. Le but est de repenser totalement le mode de fabrication dans l’optique de protéger l’environnement et son écosystème.

Ces dernières années, les avancées technologiques ont permis de voir fleurir une multitude de projets. Nous nous focaliserons sur trois projets qui nous tiennent à cœur : la fabrication de planches à base de mégots, d’objets usagés et l’impression de planche en 3D

Innovation surf : Planche de surf à base de mégot

Taylor Lane avec sa planche de surf en mégots
Taylor Lane avec sa planche de surf en mégots pour sensibiliser à la pollution des plages

Ce projet à vue le jour sur les côtes californiennes, Taylor Lane jeune surfeur américain s’est rendu compte de la pollution désastreuse des plages générées par les mégots de cigarettes. Lors d’opérations de nettoyage des plages, il eut l’idée d’upcycler ces déchets en planche de surf afin de leur donner une seconde vie. En effet, un simple mégot met entre 5 à 12 ans pour se décomposer et est composé de nicotine, goudron, métaux lourds et résidus de pesticides pouvant contaminer près de 500 litres d’eau.

Ce jeune californien a donc collecté 10 000 filtres de mégots de cigarette afin d’obtenir assez de matériaux pour fabriquer cette planche de surf. Après des heures de travail, le résultat est sublime. En effet, le cœur de la planche, les ailerons et le pad sont entièrement composés des 10 000 mégots ramassés.

L’initiative de Taylor Lane a été récompensée en 2017 par le prix « Creators & Innovators Upcycle Contest » pour sa planche cigarette.

Vidéo ci-dessous 

Planches de surf imprimées 3D

Romain Paul, cofondateur de la startup YUYO, produisant des planches de surf écologiques
Romain Paul, cofondateur de la startup YUYO souhaite fournir des planches de surf écologiques.

La démocratisation de l’impression 3D grand format a permis l’expansion de cette technique au monde du surf. Jadis réservé à l’impression de dérive, l’impression 3D de planche de surf c’est largement développé ces dernières années.

Une start up française retient notre attention et semble pionnière sur ce nouveau marché. Romain Paul, cofondateur de la startup YUYO souhaite fournir des planches de surf écologiques et responsables respectant la partie innovation surf. Surfeur depuis l’âge de 8 ans et shaper depuis une dizaine d’années, il eut l’idée d’utiliser l’impression 3D pour être en accord avec son engagement environnemental et la pollution de ces planches.

Romain et ses associés ont mis deux ans de R&D pour trouver la recette parfaite qui combine l’impression 3D et les alliages composites. Le processus d’impression est assez simple, la structure interne est imprimée avec du PLA, un biopolymère d’origine végétale, entièrement biodégradable. Ensuite, il faut en moyenne 30 à 40 heures pour imprimer une planche. Après impression, il faut stratifier la planche avec une fibre naturelle et une résine biosourcée. Grâce à ce processus la start-up montpelliéraine garantie des planches composées à 95% de matériaux naturels, recyclables à 90% et biodégradable à 75%.

Planches de surf à base d’objets usagés

Innovation surf : Planches surf recyclées de Titouan la Droite
Innovation surf : Planches surf recyclées de Titouan la Droite

Titouan la Droite, ce jeune shaper Landais s’est distingué récemment en décrochant le premier prix du « Creators & Innovators Upcycle Contest » 2018 pour la fabrication d’une planche de surf à partir d’objets usagés, une totale innovation surf. Cette planche est composée de 150 canettes en aluminium, du bois de palette fendue et une feuille de paulownia faite de rebuts. Un goulot et un bouchon de bouteille en plastique ont été utilisés pour créer le bouchon de laisse et les ailerons ont été fabriqués à partir de vieux disques en vinyle, en fibre de verre et en époxy.

Article sur les planches de surf recyclées de Titouan la droite

Notre surf camp à Taghazout s’inscrit dans une démarche éco-responsable. Il nous semble donc logique de relayer les actualités surf qui domineront le monde de la glisse dans un futur proche. Nous avons à disposition toutes les ressources et technologies nécessaires pour réduire considérablement la production de déchets lors du processus de création des planches. Alors qu’attendons-nous pour agir et sauver notre environnement ?

L’équipe d’Aloha Surf Camp Maroc te remercie pour cette lecture et reste à ta disposition pour de plus amples explications…

Retrouvez-nous sur notre site web : http://surfcampmaroc.com

Contactez-nous directement pour plus d’informations :alohasurfmorocco@gmail.com

×